lundi 29 décembre 2014

Les aventures de Vita, nouvelle égérie ukrainienne de la presse féminine française

Faut pas contredire Vita, malheureux!

Dans cette vidéo (sous-titrée en français), le journaliste ukrainien en exil Anatoly Shary nous narre les exploits de la nouvelle égérie du magazine ELLE, Vita Zaveroukha, 18 ans. Un personnage des plus pittoresques de la scène "politico-militaire" ukrainienne.
On peut constater l'impunité que procure l'appartenance à un bataillon punitif de l'OAT et le climat délicieux que font régner Vita et ses amis frileux du visage, avec l'assentiment tacite des autorités, dans l'Ukraine post-Maidan.


Sous-titres français : Y. Delville

La vidéo originale d'Anatoly Shary : LIEN

Pour en savoir plus sur notre héroïne ukrainienne :

Quand l'ange devient succube ! La face cachée du Maïdan par Erwan Castel

Quelle est la position de la Russie sur l'annexion du Donbass ? (Xavier Moreau)


Analyse de Xavier Moreau sur la position de la Russie par rapport à l'annexion du Donbass (enregistré le 18.12.2014)


Source : Stratpol

dimanche 28 décembre 2014

Séparatistes (Le Donbass sous le feu Part. 5)


Un documentaire exceptionnel sur la vie et le combat pour survivre du peuple du Donbass par Maxim Fadeïev, tourné à Donetsk en novembre et décembre 2014.


(Trad. : Kazzura)

vendredi 26 décembre 2014

Guivi interviewé par une journaliste géorgienne


Traduction en anglais par Kazzura

Crash MH17: un SU-25 ukrainien aurait abattu le Boeing. Témoignage.



Un nouveau témoin dans l’affaire du MH 17 qui, interviewé par le journal Komsomolskaya Pravda, prétend avoir vu 3 avions de combats décoller de la base militaire de l’aéroport de Dniepropetrovsk le 17 juillet dernier. L’un de ces avions, affirme ce militaire ukrainien, était équipé de missiles « air-air ». Il serait rentré à la base seul (les deux autres avions ayant été abattus) et sans missiles. Il cite deux phrases du pilote dont il donne le nom et le grade : « pas le bon avion… », et plus tard « l’avion s’est trouvé au mauvais endroit et au mauvais moment »…

(Traduction française : Yelena Delville)

jeudi 25 décembre 2014

Ukraine/Novorossia : Joyeux Noël dans le Donbass (Vidéos)

01.12.2014. Prise de l'ancien terminal de l'aéroport de Donetsk
Les images marquantes de ces derniers jours en Novorossia :


Symphonie Militaire


Bande-annonce pour le film "séparatistes". Projet documentaire de Newsfront: "Donbass. Dans la ligne de mire "


Les ruines de Stepanovka, filmées depuis un drone 


Colonne de chars ukrainiens dans la région de Kherson près de la péninsule de Crimée


Le 25 décembre, le légendaire Motorola, coiffé d'un bonnet original, est venu à l'arbre de Noël des enfants de Donetsk, a signé des autographes et fait des photos avec sa simplicité habituelle

(A suivre...) 

samedi 20 décembre 2014

Aéroport de Donetsk. Ancien terminal, 19.12.2014

"Matros"
Le 19 décembre, le reporter britannique Graham Phillips à visité l'ancien terminal de l'aéroport Sergueï Prokofiev de Donetsk en compagnie du célèbre commandant "Matros" ["Marin"] qui l'a repris aux troupes ukrainiennes (les "cyborgs" comme ils se qualifient eux-mêmes) au prix de durs combats le 1er décembre 2014. Arsen Pavlov dit "Motorola" qui commande la division Sparta dont fait partie le détachement de Matros fut blessé au bras durant les combats.


L'introduction du reportage par Graham Phillips


Vidéo traduite en anglais par Kazzura

Entretien avec Xavier Moreau : Le Rouble va-t-il s'effondrer ?



Stratpol

mercredi 17 décembre 2014

Crash MH17. Interview d'un membre de l'équipage du lance-missile BUK 312 (Vidéo S/T français)


Le journaliste ukrainien en exil aux Pays-Bas Anatoly Shary a interviewé l'homme qui l'été dernier servait sur le BUK numéro 312 accusé par le SBU (service de sécurité de l'Ukraine) d'être à l'origine du crash du Boeing de la compagnie Malaysian Airlines, le 17 juillet 2014. Les photos et les vidéos de ce BUK précis (le 312) ont été largement diffusées par les autorités ukrainiennes et relayées par les médias du monde entier. Cette unité de tir était présentée comme provenant de la Fédération de Russie.
Le jeune homme raconte également comment les soldats ukrainiens désertaient ou passaient du côté de la milice populaire.


Une vidéo d'Anatoly Shary sous-titrée en français par Y. Delville
(Version anglaise : LIEN)

mardi 16 décembre 2014

Major et expert militaire ukrainien : "Il n'y a pas de troupes russes en Ukraine."


Selon le Major et expert militaire Oleksandr Taran : "Il n'y a pas de troupes russes en Ukraine."

Le haut gradé et expert militaire ukrainien Oleksandr Taran qui a été en territoire "ennemi" et a été conduit sur environ 300 km dans les zones de conflit actuelles a dit avoir vu des Cosaques et des volontaires venus de Russie qui luttent du côté de la milice, mais n'a pas vu d'unités militaires russes régulières .
Il a également déclaré que les services gouvernementaux et de sécurité ukrainiens agissent comme des terroristes.

Chaîne de télévision ukrainienne "Espreso.TV". 24 novembre 2014. sous-titres anglais :

dimanche 14 décembre 2014

Donbass puni, vivres coupés, charbon inutile? (Yatseniouk)


Le discours de Yats, le lapin crétin de Kiev, décortiqué sur le mode avant/après par l'excellent journaliste ukrainien en exil Anatoly Shary. 

Depuis un an, l'Est de l'Ukraine nous est présenté comme occupé par une "minorité" séparatiste (quand ce n'est pas l'armée russe déguisée) contre l'avis d'une population prise en otage. Le Donbass nous a aussi été présenté comme une région dépressive, improductive, qui ose remettre en cause le pouvoir généreux et nourricier de Kiev...

Écoutons à présent le premier ministre d'Ukraine post-maïdan, A. Yatseniouk, avant et après l'été passé.
Pas de télévision russe ici, mais un montage d'après des sources 100% officielles ukrainiennes réalisé par A.Shary, journaliste ukrainien en exil (sous-titres et titres ajoutés dans cette VF).


Une vidéo d'Anatoly Shary traduite en français par Vincent Parlier

samedi 13 décembre 2014

Ukraine/Novorossia : SITREP du 13.12.2014 Motorola rencontre un commandant de bataillon ukrainien


Motorola rencontre un commandant de bataillon de l'armée régulière ukrainienne.

Après la prise de l'ancien terminal de l'aéroport de Donetsk par les troupes des FAN dirigées par Motorola  (Motorola s'est blessé dans ce combat, mais le groupe dirigé par Matros a pris le bâtiment), l'Ukraine a lancé de nouvelles négociations de cessez-le-feu.
Le général russe Lentsov s'est rendu à l'aéroport pour faire pression sur les FAN et les convaincre d'accepter les conditions, ainsi un nouveau cessez-le-feu a commencé, et le plan signé a été mis en action, sans problèmes pour l'instant.
Selon le plan, les troupes ukrainiennes ont mené une rotation par le couloir humanitaire consenti par les FAN, transportant 51 soldats vers le nouveau terminal


PS : La vidéo a depuis été supprimé sur Youtube mais elle est encore sur Liveleak via le lien ci-dessous
La vidéo sous-titrée en anglais : LIEN

MàJ : Suite de "l'affaire" : Des soldats demandent à ce que le commandant "Koupol" qui a serré la main de Moto soit remplacé




Message d'Igor Strelkov :

"Selon des données fiables, le commandement du "Corps de la Milice populaire" de la RPD et de la RPL a effectué le retrait de l'armement lourd et des véhicules blindés sur une zone d'une profondeur de 15 km le long de la ligne de front. Pendant ce temps, le fait que le camp ukrainien n'ait même pas envisagé de commencer un retrait semblable est ignoré. Au contraire, les ukrs ont intensifié la reconnaissance (surtout avec les drones). L'artillerie RPD-RPL, les MLRS et les tanks ont été éloignés de toutes les directions importantes

Au cas où l'ennemi ne démarrerait pas un retrait similaire dans les prochains jours, la menace d'une "frappe écrasante" par le gouvernement ukrainien va devenir de plus en plus réelle sur ces directions."



Un rapport des médias suédois constate qu'environ 30 mercenaires suédois radicaux se battent au côté des forces de Kiev en Ukraine orientale...
Amnesty International estime que les mercenaires suédois ont un rôle dans les violations massives des droits humains, notamment les exécutions sommaires et les crimes de guerre en Ukraine.
http://itar-tass.com/en/world/766657


 Jeudi, le Sénat américain a adopté la loi dite "Ukraine Freedom Support Act", un projet de loi visant à imposer des sanctions supplémentaires contre la Russie et a fournir un soutien militaire à l'Ukraine. Le projet de loi confère au président américain le droit de fournir une assistance militaire à Kiev et d'imposer des sanctions contre les grandes entreprises de Russie. Le document accorde le statut d'allié non-OTAN majeur des États-Unis à l'Ukraine, la Géorgie et la Moldavie.
http://itar-tass.com/en/world/766714

Vidéos :


Motorola révèle à Gleb Kornilov son incroyable secret : c'est un bio-robot expérimental des Forces armées russes! (Sous-titres ang. par Kazzura) 


Volontaires espagnols de la brigade Prizrak [Fantôme] 


Sur la ligne de front à Granitnoe


Un forgeron de Donetsk fabrique des objets d'art à partir de restes d'obus ukrainiens

Cassad TV (Sous-titres ang.)
1. La situation de la journée dans la RPD et la RPL.
2. Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires a publié son dernier rapport sur la situation en Ukraine. [4634 morts (MH17 incl.), 10342 blessés durant le conflit]
3. L'armée de la RPD fourni aux autorités ukrainiennes corridors humanitaires de sécurité bloqués dans le nouveau terminal de l'aéroport de Donetsk.
4. Le budget de la Garde nationale dans le cadre du budget de l'Ukraine en 2015 sera multiplié par six.
5. Dans la capitale, a commencé une procession du "repentir-conservateur" .
6. Les Aéroports Kharkov, de Dniepropetrovsk et Zaporozhye fermés à l'aviation civile.
7. En Ukraine la mode spontanément créée de la lustration par la poubelle continue à faire rage.
8. Ivan Ohlobystin a commenté la décision par le Comité d'Etat ukrainien pour la Cinématographie d'interdire son film.
9. Une résidente de 29 ans de Kharkov a décidé de tester la vigilance des citoyens et des forces de l'ordre.

SCOOP : Un espion russe arrêté à Kiev (Ukraine) VIDEO S/T FR.



De retour après une courte pause, avec d'excellentes nouvelles pour nos amis ukrops. Kiev tient enfin sa preuve tant recherchée depuis des mois. Une vidéo édifiante qui prouve de manière incontestable la réalité de la scandaleuse ingérence poutinienne en Ukraine et l'efficacité redoutable du SBU ukrainien.


Sous-titres français par Sayed Hasan

mercredi 10 décembre 2014

lundi 8 décembre 2014

Vladimir Poutine :"Nous allons protéger la diversité du monde" (Vidéo sous-titrée français)


Un discours important du président russe où il s'affirme clairement en opposant N°1 au "Nouvel Ordre Mondial" de Sarkozy, Bush, Hollande, Obama et compagnie...


Vladimir Poutine : Discours à l'Assemblée Fédérale - 4 décembre 2014 :



(Sous-titres français : cliquer sur le 2eme bouton en bas à droite pour activer l'option)

dimanche 7 décembre 2014

Le Donbass sous le feu (Part. 4) : Le Terminal (VIDEO)



Une escouade de reconnaissance du bataillon "Sparta" (FAN) commandée par Matros a pris l'ancien terminal de l'aéroport de Donetsk. Motorola fut lui-même blessé lors des combats ce jour-là.

"Matros"
En réaction à ce succès des forces indépendantistes, le pouvoir ukrainien a lancé de nouvelles négociations de cessez-le-feu. De concert avec le général russe Lentsov (envoyé pour rappeler ce qu'il adviendra de l'aide humanitaire russe si la République Populaire de Donetsk continue à faire des problèmes et à donner des prétextes aux sanctions contre la Fédération de Russie), ils ont fait pression sur le commandement des FAN pour l'obliger à en accepter les conditions...

Un film documentaire de Maxim Fadeev . 30 Novembre - 1er Décembre 2014 :


Sous-titres anglais par Kazzura

samedi 6 décembre 2014

Jean Bricmont : "Le monde est en guerre et la gauche se combat elle-même sur Facebook"


Interview ( skype) du physicien et essayiste belge Jean Bricmont, auteur de "La République des censeurs". Editions de l’Herne. Propos recueillis le 03.12.2014 par Silvia Cattori - Montage vidéo Gérard Lazare.



Arrêt sur Info 

jeudi 4 décembre 2014

Général Pinatel : "On a le sentiment que la France n'est plus la France!"


Le 26 Novembre 2014, le Général Jean-Bernard Pinatel répondait aux questions d'Independenza Web TV sur l'actualité géopolitique internationale et la situation d'une France qu'il n'arrive plus à reconnaitre.


1. "La France est totalement vassalisée aux intérêts américains"


2. "BHL c'est une Nabilla qui s'occupe de politique étrangère"


3. "On a le sentiment que la France n'est plus la France!"

 independenza webtv ©

mardi 2 décembre 2014

Bureau du ministère ukrainien de l'intérieur - Département de Kiev


Photo et vidéo postée sur le réseau social Vkontakte par un membre du bataillon de volontaires "Azov" nommé Artem Bonov.

VOIR LA VIDEO (surtout ne pas rater la fin!)

Rappelons que le chef de la police pour la région de Kiev qui vient d'être récemment nommé au poste par le ministre de l'intérieur Avakov est le commandant adjoint du bataillon "Azov", le lieutenant-colonel Vadim Troyan.
Plusieurs médias, dont la chaîne publique allemande ZDF, ont signalé à plusieurs reprises l'orientation ouvertement nazie des volontaires du bataillon "Azov".
Troyan s'est d'ores et déjà prononcé pour le durcissement des méthodes policières utilisées pour maintenir l'ordre dans les régions orientales d'Ukraine qui sont encore sous le contrôle du pouvoir central et où se déroule la soi-disant opération anti-terroriste.

Vidéo : petit rappel sur le nazisme ukrainien qui "n'existe pas" (dixit BHL) :


lundi 1 décembre 2014

Ukraine/Novorossia : SITREP du 01.12.2014 : Orage de grêle sur Donetsk

Tour de contrôle de l'aéroport, Donetsk.

Tôt dans la matinée du 1er décembre, les troupes ukrainiennes ont tenté d'attaquer l'aéroport de Donetsk, mais ont été repoussées et ont subit une perte.

Autour de 10h35 (h. locale) l'artillerie ukrainienne a repris les bombardements intenses de MLRS "Grad" sur l'aéroport. Des obus sont tombés dans les zones résidentielles du district Petrovsky de Donetsk.


Mais, selon les données les plus récentes, les troupes ukrainiennes ont reculé et ont fait sauter l'ancien terminal de l'aéroport de Donetsk. D'après les médias ukrainiens, le terminal a été rasé sous les ordres du commandement militaire de la junte. Cela a été rapporté par un soldat de la 95ème brigade.

D'intenses affrontements entre les milices et les forces d'occupation se poursuivent. En particulier dans les bâtiments encore debout de l'aéroport de Donetsk et dans le village voisin de Peski, qui reste en partie sous contrôle ukrainien. (Voenkor)

Selon les sources officielles ukrainiennes, les pertes de ces derniers jours sont de 3 morts et 18 blessés.


La tour des pompiers de l'aéroport, Donetsk
Du coté de la République de Lougansk, les combats se poursuivraient toujours autour du fameux "blockpost 31" au NO de Lougansk.

Dans la nuit, les bombardements des quartiers résidentiels de la ville de Donetsk MLRS "Grad" ont été continus. La ville a été éclairée par la lumière des incendies - des obus ont touché un immeuble résidentiel de neuf étages qui a pris feu. (Voix de Sébastopol)


samedi 29 novembre 2014

Bezler : Porochenko a vendu des armes aux rebelles


Le 28 Novembre, une vidéo avec le commandant des FAN Igor Bezler est apparu en ligne, accusant Porochenko de livraisons d'armes aux rebelles :



(Sous-titres anglais par Kazz)

"M. Gerasimov, qui a été élu au parlement ukrainien pour le parti de Porochenko, a déclaré dans son interview que j'avais été son chauffeur, et qu'il n'a pas d'autres liens avec moi. Je voudrais Poser à M. Gerasimov une question, comment dans Gorlovka encerclée ai-je pu recevoir des armes en grande quantité ? Parce que les armes provenaient d'Ukraine ce qui peut être confirmé par les prisonniers de guerre ukrainiens qui les ont déchargées. Et les bordereaux d'expédition rédigés en ukrainien décrivent quelles munitions, quelles armes.

Peut-être que M. Gerasimov dira aux médias ukrainiens comment, grâce à Mme Lebedeva et M. Porochenko, qui n'était pas encore président de l'Ukraine, les armes ont été livrées à Gorlovka, non par une caisse ou deux, mais par [camions-NDT] "Oural"
entiers, et la fréquence était d'une livraison tous les trois jours.

J'ai une question, nous n'avons pas reçu des armes commandées pour un montant de 450 000 UAH, je souhaiterais les recevoir à Gorlovka.

Pour ces Ukrainiens qui donnent 5 UAH par SMS pour soutenir l'armée Ukainienne, je peux vous le dire, le prix d'un pistolet, livré par le camp ukrainien est de 1900 UAH, le prix d'un BTR est 19 000 UAH. Nous n'avons pas trouvé d'accord pour les tanks.

C'est de là que
viennent les armes. Alors ne cherchez pas la main de Moscou, la où il y a une très grosse main de Kiev.

M. Porochenko, quand il n'était pas encore président de l'Ukraine a fait de très bonnes affaires avec moi. Il m'a livré beaucoup d'armes.

Peut être qu'il mène cette opération anti-terroriste pour dissimuler les cargaisons d'armes?

Petr Alexeich, s'il vous plaît, pouvez-vous décider si vous menez l'OAT ou si vous travaillez pour moi? Vous me devez 450 000, il est temps de payer ".


Fort Russ

mercredi 26 novembre 2014

Nouveau député ukrainien : Les Etats-Unis vont devoir déclencher la IIIeme Guerre Mondiale


Le nouveau parlementaire de la Verkhovna Rada d'Ukraine Youri Bereza exhorte les américains à déclencher une IIIeme Guerre mondiale contre la Russie. De l'avis du commandant du bataillon "Dnepr-1", qui vient de faire une percée au parlement, la guerre est déjà en cours, et "il n'y a pas d'autre option que les États-Unis s'impliquent dans le conflit."

"Cela pourrait prendre du temps, mais ils devront intervenir à un moment ou un autre, puis plus tard dans les États baltes, qui sont sous la menace de Moscou, et éventuellement en Pologne" - cite "PolitNavigator" d'après une interview de Bereza publiée par The Daily Beast.

La confidentialité des réunions sur la colline du Capitole, où a été invité le commandant du bataillon "Dnepr-1", a été légèrement écornée par Bereza concernant ses impressions au sujet de certains sénateurs.

"Les démocrates n'ont pas aimé ce que j'avais à dire, et ils ont essayé de quitter la salle parce que j'étais très dur contre le président Obama. Mais les républicains l'ont très bien pris." Surtout le sénateur John McCain, que le commandant du bataillon "Dnepr-1" décrit comme "un grand homme".

Plus tôt, la nationaliste Irina Farion avait appelé l'Ukraine à devenir la "pointe de la troisième guerre mondiale"  .

"Nous sommes devenus une nation militariste (...) Il est extrêmement important pour nous de se tourner tous vers l'armée - des plus petits aux plus grands. Toute l'Ukraine devrait être le front et non la simple "zone OAT" [Opération Anti-Terroriste-NDT]" - a déclaré Farion.

Cependant, après sa défaite aux élections du parlement ukrainien, le nombre de déclarations fracassantes provenant de la résidente de Lviv a fortement diminué. Mais, comme on le voit avec l'interview de Youri Bereza, la bannière de la "psychose de guerre" a rapidement trouvé un nouveau porte-étendard.

Source

Semen Semenchenko : l'Ukraine va aider la Chine à annexer la Sibérie


L'Ukraine va fournir tout son soutien à la Chine pour l'annexion de la Sibérie russe.

C'est ce qu'a dit dans une émission TV le commandant du bataillon dissous "Donbass" Semen Semenchenko récemment élu député de la Verkhovna Rada.

"Je veux dire aux peuples russes - ceux qui ont la mémoire. Nous allons les aider à faire face à leurs problèmes et nous serons toujours là pour aider les groupes qui se battent pour la fédéralisation de la Sibérie, contre le centre, qui les opprime. La République populaire de Sibérie - peut-être un futur partenaire stratégique de l'Ukraine ", - déclare Semenchenko à "PolitNavigator".

Le présentateur du talk show Savik Shuster a alors demandé comment la Chine devrait s'y prendre pour séparer la Sibérie [de la Russie-NDT]. "C'est très facile, de cette manière... Nous avons simplement besoin d'organiser un référendum sur le "monde chinois" - a soutenu le commandant du bataillon "Dnepr-1" Youri Bereza, également élu membre du parlement de l'Ukraine.

Youri Bereza, fuyant héroïquement le chaudron d'Ilovaisk en août.
Rappelons que des marches ont été organisées en août pour la fédéralisation de la Sibérie. À Novossibirsk, la dizaine de personnes présentes ont décidé d'annuler la marche non autorisée, mais à Kiev - elle a bien eu lieu. Dans la capitale ukrainienne, environ 30 personnes criaient avec zèle des slogans "lève-toi Sibérie!" et "liberté pour la Sibérie!". A la fin, ils ont chanté l'hymne ukrainien. Les ukrainiens ne sont apparemment pas au courant de l'organisation de la région sibérienne, qui se compose en réalité de républiques et régions autonomes : la Sibérie est déjà fédérée.

Cependant, malgré les efforts de nos deux comparses, les relations entre la Russie et la Chine semblent plutôt s'améliorer. Les utilisateurs chinois des réseaux sociaux, ont même nommé Poutine - "un modèle à suivre pour les autres dans le monde politique."

Rappel : Quand Semenchenko enlève enfin son balaclava
Ruposters.ru

mardi 25 novembre 2014

Le Congrès américain pourrait suspendre sa coopération avec l'Ukraine en raison de la corruption


Le Congrès US demande la permission d'enquêter sur l'ampleur de la corruption en Ukraine. 

L'initiative vient de Steve Stockman, membre du Comité de la Chambre basse du Parlement des États-Unis aux Affaires étrangères, soutenue par un groupe de membres du Congrès. Le document qu'il a envoyé au Congressional Research Service, demande une enquête sur les faits scandaleux de fraude financière concernant des fonds publics par les fonctionnaires et responsables ukrainiens.

Washington n'a pas lésiné sur la question d'accorder un grand nombre de subventions au gouvernement de Kiev, sous formes de prêts et de versements à titre gracieux, tandis qu'en Ukraine, ces fonds sont tout simplement détournés vers les poches des fonctionnaires. L'objet principal du reproche adressé à la Banque nationale ukrainienne, est d'être non seulement inefficace, mais d'utiliser de manière véritablement criminelle l'investissement financier fait par l'administration américaine.

L'Union Européenne a déjà imposé des sanctions contre un certain nombre d'anciens ministres et fonctionnaires dont le nombre est de 18 personnes, a souligné dans sa demande le député Stockman.

Stockman, rappelle en particulier le cas des responsables ukrainiens, qui, en utilisant un système complexe, ont détourné en fonds offshore des sommes reçues de Washington, en utilisant les banques ukrainiennes et les sociétés d'investissement détenues par les hauts responsables ukrainiens. Au total  un peu plus d'un milliard de dollars américains se sont retrouvés "dans les poches" des fonctionnaires du gouvernement ukrainien.

Selon Stockman, le Congressional Research Service est tenu d'examiner les faits fournis et d'évaluer l'ampleur réelle de la corruption en Ukraine, avant tout nouvel examen sur l'octroi ou le refus de nouvelles subventions, car les contribuables américains n'ont pas à subir le fardeau des problèmes ukrainiens. Les experts américains estiment que dans le cas d'une confirmation des informations au sujet des malversations sur les prêts américains et les subventions, Washington devra arrêter sa coopération avec l'Ukraine, ce qui est confirmé par la déclaration du Congrès.

En Avril 2014, le Parlement du Royaume-Uni a accepté d'accorder à l'Ukraine un prêt d'un milliard de dollars à 1,8 % par an, ce qui est le prêt le moins cher jamais accordé à l'Ukraine dans l'histoire.

Source

jeudi 20 novembre 2014

Ukraine/Novorossia : Comment les rebelles ont-ils fait pour vaincre des forces de Kiev largement supérieures ?



L’auteur anonyme de cette mini-série de trois articles est un blogueur américain (pseudonyme Shellback) qui se présente comme un ancien militaire, expert pour l’OTAN du désarmement à l’époque de Brejnev. Il n’estime pas que la Guerre froide fut une chose rigolote au point que nous devrions essayer de la recommencer. Il répond à trois questions sur ce conflit.



I. D’où viennent les armes ?

Au moment où l’ampleur des pertes ukrainienne commence à être connue – Porochenko admet que l’Ukraine a perdu les trois-quarts de son matériel militaire – les Occidentaux, trompés par la propagande de leurs propres médias, s’imaginent que la Russie a approvisionné les séparatistes en armes et en munitions. S’il est probable que du matériel a franchi la frontière, il existe une autre source d’approvisionnement inconnue de la plupart des Occidentaux.

Ce que la plupart des commentateurs ne veulent pas comprendre à l’Ouest, c’est que l’URSS se préparait à recommencer la Deuxième Guerre mondiale, avec des armées immenses composées de millions de conscrits et de réservistes. Or, des millions de soldats ont besoin d’immenses quantités d’armes et de munitions. Celles-ci doivent être déjà en place au moment de la mobilisation. Par conséquent, on trouvait des dépôts d’armement dans toute la partie occidentale de l’URSS. La plupart de ces sites étaient présentés comme le quartier général d’une division, squelettique en temps de paix, mais destinée à recevoir un flot de réservistes qui y trouverait, le moment venu, tout le nécessaire pour partir au combat.

Les Soviétiques divisaient leurs unités militaires en trois catégories. Autant que je puisse m’en rappeler au bout de trente ans, la Cat. I correspondait aux unités entièrement équipées et prêtes au combat ; dans la Cat. II, elles se composaient d’une partie du personnel, mais de la totalité de l’équipement ; et la Cat III était le niveau minimum. L’idée était que les unités de Cat. I étaient prêtes à démarrer immédiatement (lorsque le Mur est tombé, on m’a dit que les unités d’Allemagne de l’Est étaient prêtes à partir sous 48 heures, ce qui, entre parenthèses, montre qu’elles n’avaient pas l’intention de déclencher l’offensive. Comme il en était de même du côté de l’OTAN, cela explique probablement pourquoi nous sommes toujours là !). Les unités de Cat. II disposaient d’un délai d’une semaine environ, et la dernière de quelques mois.

Toute la tactique militaire soviétique était basée sur des vagues d’attaques (échelons) successives, recherchant les points faibles pour « renforcer le succès ». Ainsi, par exemple, les unités de la Cat. I d’Allemagne de l’Est ou de Pologne, recevaient un soutien d’unités de la Cat. II, positionnées à l’arrière, en Biélorussie ou en Ukraine, et ainsi de suite. Leurs propres unités de soutien se trouvaient positionnées à leur tour dans la République soviétique de Russie, et ainsi de suite.

Lorsque tout cela a pris fin, tout ce système est parti à vau-l’eau. La Russie a repris à son compte le matériel des pays du Pacte de Varsovie, et l’Ukraine, par exemple, a nationalisé ce qui se trouvait sur son territoire. À propos des unités de Cat. I postées en première ligne, la Russie était responsable de l’équipement et de son transfert en Russie. Quant au personnel, les conscrits sont rentrés à la maison et les soldats des différentes nationalités sont repartis chez eux. En bref, d’un jour à l’autre, une division blindée prête au combat s’est transformée en un tas d’équipements destinés à être rapidement rapatriés en Russie par un personnel en sous-effectif. Je ne pense pas qu’il y ait eu des unités de Cat. I en Biélorussie ou en Ukraine. Je crois me rappeler qu’il n’y avait là que des unités de Cat. II. Ces transferts ont été réalisés assez rapidement, et le système soigneusement élaboré a été détruit. J’ai l’habitude d’expliquer ce qui s’est passé par l’analogie suivante : les Russes avaient le fer de la lance et l’Ukraine et la Biélorussie la hampe. L’un et l’autre inemployables sans l’autre partie. Mais les gigantesques dépôts d’équipements nécessaires pour transformer les unités de Cat. II en Cat. I sont restés en Ukraine (ou en Biélorussie).

Pendant des années, la Russie a prétendu que les sites sur son territoire abritaient des divisions réelles. À l’époque, j’étais en contact permanent avec nos forces en Europe et des inspecteurs chargés de l’application du Traité de Vienne, mais la seule chose que trouvaient ces inspecteurs, lorsqu’ils débarquaient sur le site d’une prétendue division de fusiliers mécanisés ou division blindée, c’était des champs entiers de blindés mal entretenus, des officiers et pas de troupes. Nous imaginions à l’époque que le secret que les Russes cherchaient à garder était qu’ils n’avaient pas de soldats : « Ouais, en fait, ils sont sur le terrain, à l’entraînement ! » « C’est ça ! sans officiers et sans blindés ? » Mais comme le traité ne concernait que les équipements, et que les Russes coopéraient totalement là-dessus, ce n’était pas un problème. Entre parenthèses, l’entraînement était impossible. Je me souviens d’une femme russe me disant que son frère commandait une compagnie où il y avait deux soldats ! L’expression technique utilisée était « unités vides ».

Et puis, brutalement, un été (j’ai oublié l’année ; au cours des deux années séparant les deux guerres en Tchétchénie), nous avons reçu un flot de notifications (selon les règles du Traité) qui disaient toutes : « Supprimez de la liste la division mécanisée X., et remplacez-la par la Base d’approvisionnement n. Y, au même endroit. » Lorsque cela a été terminé, il y avait un nombre bien inférieur de divisions (transformées peu à peu en groupe de brigade indépendant) et de nombreuses bases d’approvisionnement. Après réflexion, nous avons pensé que l’idée de base d’approvisionnement était une tentative pour créer des emplois plutôt que de payer des retraites à des officiers en surnombre. Dans les réunions, à l’époque, les militaires russes nous disaient tout le temps qu’ils ne pouvaient pas payer les retraites et le logement des centaines de milliers d’officiers en surnombre. Les autres degrés de la hiérarchie étaient plus faciles à réduire, bien entendu. Les conscrits, il suffisait de les renvoyer chez eux plus tôt. Ces changements étaient la preuve que le vieux système soviétique avait disparu pour toujours.

Les choses ont commencé à changer ensuite. Je me souviens parfaitement de l’un des inspecteurs revenant très excité de l’inspection d’une brigade à Bouïnaksk, en 98 ou 99. Là-bas, ils avaient enfin trouvé une unité avec tout le matériel nécessaire, les hommes et, plus significatif encore, un officier pour commander tout cela. Plus personne ne prétendait qu’une poignée d’officiers fatigués, un champ de matériel, par un coup de baguette magique, se remplirait un jour de conscrits pour devenir une authentique division. Ce processus a dû commencer dans le Caucase du Nord, et est l’une des nombreuses raisons des meilleures performances des Russes dans la seconde guerre de Tchétchénie.

À la fin du processus, l’Armée russe : 1) disposait des commencements d’une structure rationnelle ; 2) avait abandonné l’utopie d’une gigantesque armée formée de nombreuses divisions, avec des problèmes momentanés de main-d’œuvre ; 3) des pseudo-divisions, disposant de stocks d’armes mal gardés par des officiers démotivés, se transformaient en quelque chose de plus sûr et de plus approprié, et le processus d’élimination d’armements obsolètes et dangereux pouvait commencer. Avec un gouvernement stable et de l’argent, beaucoup d’améliorations ont été apportées depuis 2000.

Rien de tout cela ne s’est produit pour les forces armées ukrainiennes (UAF). Il n’est pas difficile d’imaginer que le territoire ukrainien était couvert d’armureries mal gardées et de « formations vides ». Un officiel russe a récemment confirmé cela en affirmant :


« Lorsque l’URSS s’est effondrée, le territoire ukrainien était rempli de millions de fusils, de mines, de postes d’artillerie et d’autres armes. La zone où se déroulent les combats, où Kiev mène aujourd’hui ses opérations punitives, n’est pas une exception. Il y avait là des armureries dont les milices se sont emparées. »

On dit qu’à Slaviansk, en particulier, il y en avait une particulièrement importante dans une ancienne mine.

En bref, l’UAF est dans l’état où étaient les forces russes dans les années quatre-vingt-dix, plus une quinzaine d’années supplémentaires d’abandon. La plupart de ces équipements abîmés ne sont plus en état de marche. Mais si vous cannibalisez 100 chars pour en obtenir 10 en état de marche, c’est mieux que rien. Ici, nous devons nous rappeler que le Donbass est un pays de mécaniciens, de techniciens, d’artificiers, etc., sans parler qu’il compte plein de types qui ont servi en Afghanistan. La plupart des armes utilisées en Ukraine datent de l’époque de la guerre en Afghanistan. Le lance-roquettes multiple BM-21 « Grad », l’arme la plus puissante entre les mains des rebelles, et responsable de destructions effrayantes, par exemple, est en service depuis les années soixante. Les deux caractéristiques du matériel soviétique : facile d’emploi et très très rouillé. On a même vu des types remettre en marche un T-34 qui avait passé au moins 50 ans posé sur un plot en béton sous la pluie et la neige : toutes les caractéristiques évoquées plus haut illustrées d’un seul coup ! [1]

L’autre détail que nous avons appris au moment de l’effondrement est que, à la différence de l’Occident, où les arsenaux sont éclairés à gogo, ceinturés de clôtures barbelées, gardées par des patrouilles armées, etc., qui les rendent très visibles, mais très bien protégées, le style soviétique était d’avoir des sites beaucoup plus discrets, dans des lieux à l’écart, et de se fier davantage au silence pour les sécuriser. Une ancienne mine, comme il y en a beaucoup au Donbass, est l’idéal. Étant donné que le quartier-général de l’Armée soviétique était à Moscou, il est très possible que le gouvernement ukrainien n’ait même pas eu connaissance de la localisation de beaucoup de ces dépôts. L’un des services rendus par Moscou aux rebelles peut avoir été de leur indiquer où chercher.

À partir de là, je n’ai aucune difficulté à imaginer les rebelles pillant un dépôt pour s’emparer d’armes et de munitions. Ils ont le personnel pour les reconditionner et de nombreux vétérans de l’ex-Armée soviétique pour les faire fonctionner. À cela, on peut ajouter le matériel capturé sur leurs positions après la fuite des conscrits ukrainiens, et certains éléments achetés officiellement ou sous le manteau.

Finalement, tout ce dont ils pouvaient avoir besoin de la part de Moscou, c’était une certaine forme de commandement, des équipements de contrôle et du renseignement.

Le problème de l’Ukraine aujourd’hui, est qu’elle dispose des restes rouillés pendant deux décennies de ce qui était supposé à l’origine être la ligne de soutien des éléments les meilleurs et les mieux préparés, mais jamais une force valant pour elle-même. Et, pendant ces années-là, Kiev a vendu le meilleur à l’étranger (la Géorgie s’est approvisionnée auprès de l’Ukraine) et a laissé pourrir ce qui restait. Ainsi, les rebelles et les forces de Kiev sont bien mieux équipés que ce qui aurait été normalement le cas lors d’une révolte de la périphérie contre le centre. Les uns et les autres apprennent sur le terrain, mais les rebelles sont bien plus motivés, tandis que Kiev peut disposer d’un stock d’armement bien plus important.

Mais les rebelles s’améliorent bien plus vite que l’on s’y attendait, et ont un bon stock d’armes et de munitions. C’est l’une des raisons pour lesquelles beaucoup se sont imaginés à l’Ouest qu’ils étaient aidés par les Russes.

II. Les rebelles ont-ils eu des armes secrètes ?

Deux armes décisives dans cette guerre ont donné la victoire aux séparatistes : les missiles anti-aériens portatifs et le lance-roquettes multiple Grad (« grêle »). Au commencement du conflit, Kiev disposait de la supériorité aérienne totale. Peu d’hélicoptères et d’aéronefs, mais les seuls disponibles sur le terrain. En face, les rebelles disposaient de stocks de Sam-7, des lance-missiles portatifs. Comme beaucoup d’armes soviétiques, depuis sa mise en service dans les années soixante-dix, il avait été modifié et modernisé par étapes, et produit en grande quantité. Il est guidé par infra-rouge et mis en œuvre à l’épaule. Il est plus efficace contre les aéronefs attaquant le lanceur de face, c’est-à-dire lorsque l’aéronef se situe dans un angle de tir fermé. Selon le Kiev Post, Kiev aurait perdu dix hélicoptères et neuf avions. Le chiffre est probablement supérieur, mais l’essentiel est que ce système d’arme a réellement anéanti la supériorité aérienne du régime de Kiev. Soit ils ont détruit les avions, soit ils les ont obligés à voler à une altitude ou à une vitesse supérieure et, par conséquent, à être moins efficaces. Ces armes ont transformé la guerre en combat au sol.

Mais la véritable destruction des forces de Kiev, évoquée plus haut, a été réalisée avec les lance-roquettes Grad. Autre système d’arme ancien, le Grad est un camion dont la plateforme supporte 40 tubes lance-roquettes de 122 mm. L’arme n’est pas d’une grande précision – c’est ce qu’on appelle une « arme de zone » – mais le fait que les quarante roquettes peuvent être tirées en vingt secondes signifie qu’avec à peine quelques coups, on peut balancer une quantité effrayante d’explosifs en quelques instants. On trouve de très nombreuses vidéos de tirs de Grad sur Internet, et qui montrent l’efficacité des tirs, en particulier dans les « chaudrons » (ou « котёл » en russe). La majorité des rebelles, comme je l’ai déjà dit, sont des gars qui connaissent le terrain : les routes secondaires, où conduit ce sentier forestier, où se trouve cette colline et comment y arriver sans se faire voir. Les forces de Kiev ne connaissent pas la zone, possèdent des cartes notoirement inutiles (certains informations parlent de cartes des années vingt), et ne disposent pas d’informations.

Parce qu’elles s’appuient sur leur matériel lourd, elles restent cantonnés sur les axes principaux. Leur encadrement est ouvertement incompétent, les troupes sont composées soit de conscrits peu motivés, sous-entraînés, enrôlés de force, soit d’unités de « volontaires » motivés et débordants d’enthousiasme, gonflés aux jeux de guerre vidéos, qui se lancent sur les routes et se retrouvent pris au piège. Dans tous les cas, les forces d’éclairage des rebelles ont facilement repéré leurs positions et désigné les cibles. Quelques coups de réglage, une centaine de roquettes ou plus… C’est ce qui s’est produit à de nombreuses reprises. Le tout accomplit par de petites unités (comme le fameux groupe « Motorola ») et quelques Grad positionnés dans un rayon de vingt kilomètres.

III. Pourquoi ce retournement spectaculaire de situation ?

« P’tits gars contre gros costauds »

Beaucoup, à l’Ouest, se demandent comment les rebelles du Donbass ont bien pu battre les forces ukrainiennes sans une aide considérable de la Russie. Mais c’est oublier que la chose s’est déjà produite de nombreuses fois. Des « petits gars » ont souvent battu de « gros costauds ». Les Vietnamiens ont battu les Américains, les Israéliens ont battu les Arabes en 1948. Mais l’exemple le plus valable pour nous, c’est d’observer comment les Finlandais ont battu les Soviétiques pendant la « Guerre d’hiver ».

En 1939, les Soviétiques franchirent la frontière finlandaise sur toute son étendue. Les Forces armées finlandaises, réduites et peu mécanisées, étaient déterminées et connaissaient le terrain sur lequel elles combattaient. Elles étaient chez elles, après tout. L’Armée rouge était nombreuse, lourdement mécanisée pour les standards de l’époque, mais mal commandée. Staline venait d’éliminer ou d’emprisonner ses meilleurs officiers dans les Grandes Purges.

Qu’est-ce que firent les Finlandais ? Ils auraient pu se rendre ; mais ils étaient Finlandais, et peu disposés à cela. Ils devaient se battre sur deux fronts. Le premier était situé au sud, en Carélie. Là, ils comprirent qu’il ne pouvait y avoir de retraite. Ils construisirent la « ligne Mannerheim » et y installèrent tout l’armement lourd dont ils pouvaient disposer. Un mot finlandais défini leur tactique : « sisu », qui pourrait se traduire en français par « cran », « en avoir dans le ventre » ou « pas question de se rendre ». Un film illustre cette attitude, Talvisota (1989).

Mais les Soviétiques franchirent aussi la frontière nord. On raconte qu’ils avaient reçu en dotation des dictionnaires russo-suédois en vue de leur arrivée de l’autre côté du pays. Là, les Finlandais ne pouvaient pas concentrer leurs armes lourdes et leurs troupes, mais ils ne pouvaient pas non plus se permettre d’être battus.

En Finlandais, le mot « motti » signifie « bûche ». La tactique des Finlandais consista à « tronçonner » les envahisseurs. Le terrain était parsemé de forêts et de lacs gelés, terrifiants pour les conscrits russes [2], ukrainiens et biélorusses, mais un terrain de jeu familier pour les Finlandais. Ils tracèrent des pistes de ski parallèles aux routes utilisées par les Soviétiques. Ils « tronçonnèrent » les colonnes soviétiques avec des abattis (des arbres abattus en travers des routes formaient des obstacles infranchissables). Les groupes de soldats isolés se retrouvèrent pris dans un cauchemar hostile et glacé, avec pour seules ressources ce qu’ils avaient emporté comme nourriture, carburant et munition. Deux soldats se rapprochent pour allumer une cigarette : l’un d’entre eux est abattu par un sniper invisible. Une cuisine roulante est éclairée pour distribuer de la nourriture chaude : un sniper invisible abat le cuistot, un autre détruit la cuisinière. Des troupes soviétiques font une reconnaissance dans la forêt. Elles ne voient rien. Au retour, un sniper invisible abat l’officier. Des divisions soviétiques disparaissent. On ne retrouve que des véhicules détruits et des cadavres gelés. La tactique fonctionne : une force d’infanterie légère réduite, mobile, connaissant le terrain, triomphe de forces beaucoup plus puissantes. La tâche ne fut pas facile, les combats furent acharnés à certains endroits, mais, globalement, cinq ou six divisions soviétiques disparurent purement et simplement (lire A Frozen Hell, de William R. Trotter). À l’époque, bien entendu, la plupart des « experts militaires » parièrent sur les Soviétiques : plus de chars, plus d’avions, plus de troupes, etc. Comme aujourd’hui la plupart des « experts militaires » ont probablement prédit la victoire de Kiev sur les rebelles.

Or, c’est à peu près la même chose qui s’est passé dans l’Est de l’Ukraine. Le mot employé là-bas est « chaudron » (« котёл » en russe). La différence principale est que vous ne pouvez pas créer des « motti » dans une zone de plaine, seulement des « котёл ». Mais la technique est à peu près la même. Collées aux routes, mal commandées, de lourdes unités mécanisées s’avancent trop loin, et se retrouvent coupées de leurs bases. Parfois, elles peuvent rompre l’encerclement, mais la situation s’aggrave si elles restent immobiles : chaque jour, elles disposent d’un peu moins de nourriture, de carburant, de munitions et d’eau. Leur choix est simple : la mort ou la reddition. En Ukraine, les choses se sont passées en été. Au moins les Ukrainiens ne sont pas morts gelés comme des milliers de Soviétiques dans les « motti ».

Et voilà comment les « p’tits gars » (mais qui ont dû être drôlement courageux et déterminés) peuvent battre les « gros costauds ». Nous avons vu la même chose en Irak ou en Afghanistan, d’ailleurs. La différence est que les insurgés afghans ou irakiens sont empêchés par la maîtrise de l’air des Américains de se concentrer pour former des « motti » ou des « котёл ». Une autre ressemblance, et de taille, entre l’Ukraine, la Finlande, le Vietnam, l’Afghanistan et Israël en 1948, note James Clapper, directeur du NIA (USA), est que les attaquants n’ont pas prévu « la volonté de combattre » de l’adversaire. En juin, Porochenko déclarait que toute l’affaire serait traitée rapidement : « En heures, pas en semaines ! » Mohammed Ali, grand stratège militaire, le disait : « Lorsque vous n’avez pas la force d’attaquer frontalement, voletez comme un papillon et piquez comme une guêpe. » Et découpez-les en « motti » si vous en avez l’occasion !

Notes

[1] Il suffit de visionner quelques vidéos pour constater la rusticité et l’ancienneté du matériel employé : pas ou peu d’électronique dans les nombreux blindés des années soixante, voire cinquante ; tout à fait à la portée d’un mécano ou d’un vétéran débrouillard. – NdT.

[2] Souvent originaires du Sud de l’URSS, car Staline doutait de la loyauté des conscrits de la zone frontalière – NdT.

Trad : ER

J.U.N.T.A.


Le Blogue fait une pause pendant quelques jours. Le connétable prend un peu de repos.
En attendant, retrouvez tous les personnages de la série J.U.N.T.A. sur facebook, sur twitter et dans le groupe SOUTIEN A LA RÉBELLION DU DONBASS...


J.U.N.T.A., le générique.


lundi 17 novembre 2014

L'héroïque défense de la tour de guet de l'aéroport de Donetsk


Tôt le matin du 14 Novembre 2014, Les Forces armées ukrainiennes ont effectué des frappes massives d'artillerie sur les positions du 1er bataillon de la Force opérationnelle interarmées "Somalie". Contre une poignée de soldats, à peine une cinquantaine de combattants des FAN, sont alors apparus six chars T-72 et quatre BTR-80 ukrainiens, qui voulaient à tout prix évincer le bataillon «Somalie» de la tour de guet de l'aéroport. La bataille a duré deux heures et demie, et, malgré le manque de véhicules blindés et d'armes lourdes, malgré les pertes, les soldats de Novorossia ont tenu, ne lâchant aucun mètre de leur terre natale. Dans cette bataille, le correspondant de guerre Waheed est mort héroïquement.

Ukraine/Novorossia : SITREP du 17.11.2014 à 7h49 par Prokhorov : Motorola va bien (VIDEO)

Arsen Pavlov ("Motorola") sur Skype avec Gleb Kornilov
 
Vers 1h du matin (heure de Moscou) nous avons pilonné les Ukropes dans la zone du village Berezovoïe. En réponse, ils ont essayé de tirer sur quelque chose dans la zone de Dokoutchaïevka, en vain.

Vers deux heures et demie du matin, on entendait un duel de tirs à l'est de Marioupol dans la zone Chirokino. Avant, le soir nous avons frappé les Ukropes avec les mortiers encore en zone du village Tchernenko. Il a y une demi-heure environ les Ukropes ont commencé à pilonner Staroignatievka. (le Sud de la RPD).

Les cosaques ont réussi à réaliser une percée sur la périphérie du bourg Tchernoukhino (pèrs de Debaltsevo), seulement grâce aux renforts venant de Debaltsevo, leur attaque a été contrée. Mais les cosaques ont bien fauché les Ukropes. Et après, il les ont bien pilonné avec l'artillerie dans Tchernoukhino  et près de Mius.

La nuit, sur la rivière Bakhmutka nous avons molesté les avant-postes des Urkopes près des villages Krymskoïe et Trekhizbenka avec les mortiers et les MLRS "Grad"
Nous avons pilonné les Ukropes près de la ville Stchastie. Avec du résultat à en juger sur leurs hurlements.

On peut déjà tirer d'autres bilans : la batterie d'artillerie n°28 près de Stepnoïe est allée en enfer (l'information vient des Ukropes mêmes).



Hier les Ukropes se sont mis à diffuser des infos sur une grave blessure de Motorola. La source de l'intox a été le message d'un soi disant parachutiste qui a déserté de la 79eme unité, à l'indicatif "Marshall".
En fait, il n'a fait que reproduire Gleb Kornilov :

"J'ai parlé avec Motorola sur Skype. En résumé :
1. L'aéroport sera défendu jusqu'au bout;
2. Aujourd'hui j'ai reçu dans la poitrine l'éclat d'un obus de 152 mm. Sauvé par le gilet pare-balles.
3. Il attend avec impatience la première livraison des gilet" 'le rêve de Motorola";
4. Il a remercié [Gleb et sa fondation] pour lui avoir fourni des téléphone increvables Hummer, des uniformes d'hiver et le colis privé (voir la vidéo ci-dessus).

Dans sa conversation téléphonique avec le journaliste de LifeNews, Motorola a dit:
"Je suis sain et sauf. Pas de blessures, tout va bien. Je dors en ce moment, ne vous inquiétez pas. Plusieurs personnes m'ont appelé, pas de quoi vous inquiéter".

Source : Novorossia Today

(A Suivre...)

La phrase-clé de l'interview de Vladimir Poutine à la chaine allemande ARD


La phrase-clé de l'interview de Vladimir Poutine à la chaine allemande ARD :

" Aujourd'hui il y a des combats dans l'est de l'Ukraine. Les autorités centrales ukrainiennes ont envoyé les forces armées là-bas et ils utilisent même des missiles balistiques.
Est-ce que quelqu'un en parle? Pas un seul mot.
Et qu'est-ce que cela signifie? Qu'est-ce que cela nous dit?
Cela souligne le fait que vous voulez que les autorités centrales ukrainiennes anéantissent tout le monde là-bas, tous leurs ennemis et opposants politiques. Est-ce ce que vous voulez? Nous, certainement pas. Et nous ne laisserons pas cela se produire."


The Saker

vendredi 14 novembre 2014

Un journaliste américain visite Donetsk : Où sont les russes ?


Veselina, commandante d'une section d'élite des FAN

Le journaliste américain Miguel Francis Santiago, auteur de "la Crimée pour les nuls" sur la chaine russe RT, est allé à Donetsk un conflit sanglant fait rage. Avec les informations contradictoires en provenance de la région, un témoignage de première main sur la situation est la seule façon de savoir ce qui se passe réellement là-bas

Miguel Santiago et son équipe sont allé au plus près des tirs et des obus qui explosent, avec un appareil photo comme seule arme. Ils ont voulu voir comment est la situation là-bas de leurs propres yeux. Ils sont allé à l'Opéra du Donbass qui sert aussi d'abri pour les habitants et ont visité l'aéroport dévasté de la ville

En chemin, ils ont parlé avec des combattants indépendantistes pour savoir pourquoi ils ont pris les armes, ainsi que des citoyens ordinaires qui essaient de continuer leurs vies et de préserver un semblant de normalité dans ces circonstances difficiles.

Quand on regarde ce reportage filmé il y a quelques jours à peine, une question lancinante ne peut manquer de revenir à l'esprit : mais où sont donc ces satanés russes dont les médias français nous décrivent "l'invasion" depuis maintenant des mois ?


Donetsk: un regard américain (S/T ang.)





Miguel Santiago (en vert clair) et son équipe avec Veselina et ses hommes
 Plus de photos : LIEN

 Bonus : Un point de la situation de l'aéroport par Guivi au 12/11 sous-titré en français :




PS : Merci à Thomas pour la vidéo.

jeudi 13 novembre 2014

Ukraine/Novorossia : De l'humour, encore et toujours...


Puisque l'assaut tant redouté ne vient toujours pas, ni d'un coté, ni de l'autre, rions un peu...

"A toi de jouer!"

Aidons l'OTAN à se payer des satellites potables!

"Vous avez de nouveaux ordres, Bond. Pas de connexions avec les belles filles!" - "Comment je vais travailler maintenant ? Elles sont toutes belles ici!"
"Trahison!"